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Décisions de justice · Nice

Abus de confiance : relaxe totale faute d’élément matériel et moral caractérisé

En matière d’abus de confiance, la seule existence d’un différend financier ou d’un mouvement de fonds ne suffit pas à entraîner une condamnation pénale.

Le cabinet est intervenu devant le Tribunal correctionnel de Metz pour assurer la défense d’une prévenue poursuivie du chef d’abus de confiance.

Il lui était reproché d’avoir détourné une somme de 20 156,29 euros au préjudice du comité social et économique d’une société.

Une infraction dont les éléments constitutifs devaient être démontrés

En matière d’abus de confiance, la seule existence d’un différend financier ou d’un mouvement de fonds ne suffit pas à entraîner une condamnation pénale.

La juridiction doit pouvoir caractériser les éléments matériel et intentionnel de l’infraction.

À l’issue des débats et de la plaidoirie de la défense, le Tribunal a considéré que les faits poursuivis n’étaient caractérisés ni dans leur élément matériel ni dans leur élément moral.

RÉSULTAT OBTENU

Relaxe de la prévenue.

La partie civile, qui sollicitait notamment le remboursement de 20 156,29 euros ainsi que des dommages et intérêts complémentaires, a été déboutée de l’ensemble de ses demandes en raison de la relaxe.

L’enjeu de la qualification pénale

Cette décision illustre l’importance d’un examen précis des éléments constitutifs de l’abus de confiance.

Une accusation portant sur des sommes significatives ne dispense jamais la partie poursuivante de rapporter la preuve de chacun des éléments nécessaires à la caractérisation de l’infraction.


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